05.12.2019 |
Opinion

5 décembre, journée mondiale du bénévolat: Merci

En cette journée, je souhaite remercier toutes les personnes qui exercent une activité bénévole. Grâce à leurs actions, nous avons accès à de nombreux services et activités à un moindre coût. Ils et elles nous permettent notamment de nous détendre, de faire du sport, d’accéder à la culture... Ils et elles défendent aussi des intérêts qui nous tiennent à cœur. 

Selon une étude britannique, il est prouvé que faire du bénévolat apporte moult bienfaits pour la santé. Il y a au moins cinq bonnes raisons de faire du bénévolat:

  • Le bénévolat est bon pour votre santé mentale et améliore l’humeur. Il rehausse la confiance en soi, suscite une grande fierté et un sentiment d’identité.
     
  • Le bénévolat est bon pour votre santé physique. Le bénévolat, qui permet de demeurer actif, contribue à réduire les douleurs chroniques et les symptômes de maladie du cœur.
     
  • Le bénévolat élargit votre réseau social. Le bénévolat vous aide à nouer de nouvelles amitiés et à faire de nouvelles connaissances.
     
  • Le bénévolat peut vous aider à développer de nouvelles habiletés.
     
  • Le bénévolat permet d’explorer de nouvelles options de carrière. Le bénévolat est une excellente occasion d’essayer différentes choses. Des personnes ont trouvé leur voie grâce à leurs activités bénévoles.

Et côté chiffres, qu’en est-il? En 2016, l’Office fédéral de la statistique estime que près d'une personne sur cinq oeuvre comme bénévole en Suisse, ce qui représente 660 millions d'heures de bénévolat et 34 milliards de francs. Énorme, n’est-ce pas?

Plus près de nous, je me suis penchée sur le nombre d’heures de bénévolat effectué au Club Athlétique de Belfaux. Les 335 membres de 2 ans à 80 ans totalisent 600 heures de sport par semaine encadrées par 35 moniteurs et monitrices formé·e·s. A cela, il faut ajouter les heures de préparation des cours ainsi que les heures effectuées par les membres du comité qui font tourner la boutique et mettent à disposition leurs compétences en comptabilité, gestion des personnes, organisation d’événement, communication, secrétariat, recherche de fonds… Si les particuliers ou les pouvoirs publics devaient prendre en charge ces activités, ce ne sont pas moins de 30’000 francs qui devraient être déboursés par semaine.

Aussi, prenons soin de nos bénévoles, valorisons-les, ménageons-les et sachons aussi répondre à leurs besoins pour que le bénévolat continue à vivre et que des personnes continuent à s’engager.
 

Humour du bénévolat
(auteur inconnu)

Le bénévole (activus bénévolus) est un mammifère bipède qu’on rencontre surtout dans les associations, où il peut se réunir avec ses congénères. Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé «convocation». On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l’oeil hagard, les cheveux en bataille et le teint blafard, discutant ferme sur la meilleure façon d’animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler son budget.

L’ennemi héréditaire du bénévole est le Yaka (nom populaire). Le Yaka est aussi un mammifère bipède mais ses origines n’ont pu être déterminées. Il a pour meilleur ami le Faucon (ou le vrai).

Il se caractérise surtout par un cerveau très petit qui ne lui permet de connaître que deux mots « Y’a », « qu’à », ce qui explique son nom. Le Yaka, bien abrité dans la cité anonyme, attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli, pour bondir et lancer son venin qui atteindra et provoquera chez celui-ci une maladie très grave: le découragement.

Les premiers symptômes de cette implacable maladie sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus vif qu’exercent un bon fauteuil et la télévision chez le sujet atteint. Les bénévoles, décimés par le découragement, risquent de disparaître et il n’est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos où, comme tous les malheureux animaux enfermés, ils n’arrivent plus à se reproduire.

Les Yakas, avec leurs petits cerveaux et leurs grandes langues, viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper l’ennui. Il se rappelleront alors avec une certaine nostalgie du passé si lointain où le bénévole abondait et où on pouvait le traquer sans contrainte.
 


 

Divers·e·s représentant·e·s de la société civile se sont porté·e·s volontaires pour créer des chroniques sur les histoires, les personnalités et les particularités qui caractérisent leur commune. Au travers de leurs publications, ces personnes externes à l'Assemblée constitutive explorent l’identité du Grand Fribourg. Elles abordent aussi différents sujets en lien avec la fusion des communes.

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Cécile Hétault

Fribourg-Solidaire, Corminboeuf