28.11.2019 |
Reportage

Les multiples facettes du jardin fribourgeois

Comme nos sociétés, les formes de jardinage urbain se diversifient. Vous l’avez peut-être remarqué, le Grand Fribourg n’est pas en reste. Voici en quelques lignes un tour d’horizon des tendances observées dans le périmètre de la capitale cantonale.

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Les jardins familiaux: Avec quelques 300 places disséminées dans le Grand Fribourg, le jardin familial s’inscrit dans la durée. Avoir un lot, c’est un trésor à chérir car les listes d’attentes sont longues. Ces jardins servent d’appoint pour les familles ayant un fort contact avec la campagne, d’ici ou d’ailleurs. On y travaille les week-ends et y pique-nique les dimanches.

Le jardin communautaire: Contrairement aux jardins familiaux, il a pour objectif de cultiver des fruits, légumes et fleurs à partager entre tous. Ces jardins ne sont pas réellement alimentaires; l’envie de jouer dans la terre, de partager et de découvrir de nouvelles techniques et variétés, de favoriser la biodiversité mais aussi de socialiser autour d’un intérêt commun sont les principales motivations des participants. Les jardins du quartier d’Alt, du Schoenberg à Fribourg, et de Nuithonie à Villars-sur-Glâne sont des exemples probants.

Le jardinage en bacs: Ces bacs surélevés, à l’origine récupérés chez les CFF, sont bien pratiques. Profonds, ils offrent une belle superficie de culture pour une personne seule ou une petite famille. Idéaux pour cultiver sur le béton et des sols contaminés ou pour les gens qui n’ont plus envie de poser les genoux au sol, il est prisé par les écoles primaires, ainsi que par les terrasses de cafés.

Le jardin individuel: Un classique que l’on retrouve dans les milieux pavillonnaires de Corminboeuf, Marly, Givisiez, Avry, etc… là où l’accès à la terre est aisé. Difficile (pour moi) d’avoir un portrait plus précis, mais on peut deviner que le volet socialisation n’est pas au cœur des motivations.  

Le jardin fenêtre/balcon:  Du plan de tomates en pot sur le balcon au bouquet de fines herbes à la fenêtre, ce type de jardin nécessite peu d’investissements, mais il offre peu de rendement. Il joue cependant un rôle esthétique non négligeable. Il s’agit probablement de la formule la plus universelle dans le Grand Fribourg.

Le jardin anarchique et spontané: Un cri du cœur pour verdir des espaces surbétonnés, comme la démarche éphémère (et anonyme) du printemps dernier sur la place Jean Tinguely. Une action de désobéissance civile? Difficile à dire, par contre, on dirait bien qu’il a inspiré l’équipe de l’Equilibre à verdir sa terrasse.  

Ces différents types de jardins urbains en disent beaucoup sur les motivations des gens à jardiner; évidemment pour manger, mais pas seulement. Autrement dit, ils nous informent sur les multiples fonctions du jardin. Cette classification est-elle complète? Pas sûre. Va-elle changer? Certainement, surtout si les frontières communales s’amenuisent ou disparaissent car ils pourraient mettre en valeur des terrains pour l’instant oubliés.

Images:

  • Jardins en bacs au Port de Fribourg, source: lafribune.ch
  • Jardin familial de Torry, source: Google Maps

 


 

Divers·e·s représentant·e·s de la société civile se sont porté·e·s volontaires pour créer des chroniques sur les histoires, les personnalités et les particularités qui caractérisent leur commune. Au travers de leurs publications, ces personnes externes à l'Assemblée constitutive explorent l’identité du Grand Fribourg. Elles abordent aussi différents sujets en lien avec la fusion des communes.

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Amélie Dubé

Fribourg